Mosaïques

 

Message AVRIL 2017

Message

par Philippe Niederlender

La fête des communautés,

un temps fort

pour notre communauté de paroisses

La fête des communautés organisée en l’église Saint Jean-Bosco, le 11 octobre dernier avec le Service diocésain de la Pastorale des Migrants a été un temps très fort pour notre communauté de paroisses. Cette rencontre de communautés chrétiennes venant de tous les continents manifesta clairement notre unité au delà des différences de langues et de cultures.

La presse locale a surtout souligné la présence de la communauté musulmane à cette fête des communautés chrétiennes. Chrétiens et musulmans prient dans le même bâtiment et affirment la même volonté de mieux vivre ensemble dans nos quartiers. Le message est fort effectivement en ces temps de difficultés économiques pour les milieux les plus modestes et la tentation du repli sur soi ou du communautarisme.

Le succès de cette journée ne se mesure pas seulement au grand nombre de participants mais aussi et surtout à l’intensité de la célébration dans toutes les langues et à la véritable réjouissance lors du repas, des chants et danses partagés. Le chant commun des chrétiens du monde et des musulmans se tenant par la main fut un moment de profonde émotion et une sincère promesse d’amitié.

(photos ci-dessous)

Article : par Jean-Marie Esch

LE GROUPE TESE :

TRAVAIL, ECONOMIE, SOCIETE, EVANGILE

Ce groupe a été créé à Hautepierre en 1989 par la paroisse protestante en collaboration avec la Société Evangélique Mission Intérieure Strasbourg et les Equipes Ouvrières Protestantes.


Association d’éducation populaire, le Groupe TESE est :


- un lieu de parole, d’échange, de contestation des idées reçues qui permet de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons

- un lieu de convivialité et de fraternité

- un lieu de réflexion et de formation

- un lieu où on reconsidère l’actualité

- un lieu où on analyse la vie sociale, économique, politique et religieuse

- un lieu où on fait le lien entre ce que nous vivons et ce que nous croyons.


Très proche par ses objectifs de l’Action catholique, le groupe TESE de Hautepierre est ouvert aux catholiques : les jeunes de la JOC ont déjà participé à plusieurs rencontres.


Les thèmes des rencontres 2016 / 2017 qui se déroulent le lundi soir à 20H15 au Centre Communautaire Martin Bucer, 7 rue Gioberti à Hautepierre sont :


- La Résistance des Alsaciens 1940 - 45 : le 17 octobre 2016

- Les dessous de la rénovation urbaine : le 28 novembre 2016

- Voter ça sert à quoi ? (Avec les jeunes) : le 23 janvier 2017

- Un revenu de base pour tous une nouvelle manne ? : le 20 mars 2017 

- 500 ans de la Réforme et maintenant ? : le lundi 15 mai 2017.



Ces soirées rencontres sont ouvertes à tous.

Vous y êtes cordialement invités.

Invitation

Ensemble, samedi 17 décembre

chantons Noël d’ici et d’ailleurs

Samedi 17 décembre 2016, à 20h 00 aura lieu notre traditionnel concert de noël. Comme les précédentes, cette 4ème édition se veut à la fois festive et ouverte aux cultures d’ici et d’ailleurs.

Les chorales de Saint Benoît, Saint Jean Bosco, la chorale des enfants, les chrétiens originaires du proche orient et les enfants se préparant à la première communion nous ferons le plaisir d’interpréter des chants de noël d’ici et d’ailleurs. 

Une touche particulière de cette édition sera une occasion de découvrir des chants de noël venant d’Alsace, d’Afrique et du proche orient.

La soirée sera clôturée par le partage d’un vin chaud et de bredele (gâteaux de noël). Les bredele sont les bienvenus. Merci de les déposer au bureau paroissial.


La  première préoccupation de Martin Luther (1483-1546), moine et professeur de théologie à l'université de Wittenberg en Saxe, n’est pas de réformer l’Église.  Confronté à la mort de proches, il se pose la question du salut d’une façon plus aigüe encore que la plupart de ses contemporains.


Luther refuse l’idée d’un Dieu cruel qui tiendrait des comptes d’épicier de bonnes et mauvaises actions des hommes. Il trouve une réponse dans saint Paul  :  « l'homme est justifié par la foi »…  sans « les oeuvres ». L’homme ne peut donc pas acquérir de mérite par ses seuls actes, ses bonnes actions ou pratiques religieuses et encore moins en recourant aux «indulgences» qui après le pardon, effacent l'ombre du péché.


Le 31 octobre 1517,  à Wittenberg, Luther affiche ses 95 thèses ou propositions sur la question du salut, au moment où le pape Léon X organise en Allemagne une vente d'indulgences pour rassembler l'argent nécessaire à l'achèvement de la basilique Saint-Pierre de Rome... Luther refuse de se rétracter.  Il est excommunié et donc mis au ban de l'Empire par l'empereur Charles Quint.


L'idée de réforme n'est pas nouvelle dans l'Eglise (semper reformanda). A la fin du Moyen-âge tout le monde parle de réforme non seulement dans l'Eglise mais encore dans le domaine politique. Les réformateurs du XVIe siècle s'inscrivent dans le courant humaniste, c’est à dire de retour aux sources antiques et bibliques qui se développe depuis la fin du Moyen-âge. L’essor de l’imprimerie favorise la diffusion des idées et de la Réforme. En cela « La réforme est fille de l’imprimerie ».


Une spiritualité laïque s’affirme et des mouvements évangéliques se multiplient  depuis la fin du Moyen-âge en particulier dans l'Europe du Nord et la vallée du Rhin. L’affirmation des nations avait déjà provoqué le grand schisme (1378-1417). L’émergence de cultures nationales entraîne au XVIe siècle la naissance de nouvelles Eglises qui se séparent de Rome.


Depuis le Moyen-Age les révoltes antiféodales et anticléricales trouvent une justification dans la religion. Les thèses de Luther trouvent rapidement écho en Allemagne où les fidèles accusent la papauté de mépriser leur caractère germanique et les écraser de taxes. La révolte contre I'Eglise liée à une grave crise sociale, pousse au soulèvement les paysans de la Forêt noire, des régions rhénanes et d'Alsace : la guerre des paysans.


Les paysans insurgés sont menés par un ancien prêtre, Thomas Münzer qui prêche le retour à l'Evangile et à un communisme religieux. Contre eux, Luther soutient les princes qui écrasent la révolte en 1525. Au luthéranisme qui se révèle ainsi le défenseur de l'ordre social, se rallient alors villes et princes. Certains d'entre eux « sécularisent » les biens d'Eglise et se les approprient. Ainsi le grand maître de l'ordre des Chevaliers Teutoniques transforme en 1525 leur état en duché de Prusse.


Face à Charles Quint, hostile à Luther, les réformés « protestent » c'est à dire manifestent en 1529 devant la Diète de leur attachement à la réforme d’où le nom de « protestants ». Pour tenter de sauver l'unité de l’Eglise, « la confession d’Augsbourg" expose en 1530, la doctrine luthérienne, mais les colloques, débats et autres « disputes » théologiques ne parviennent pas à restaurer l’unité des chrétiens. Progressivement de nouvelles Eglises s’organisent et se séparent…


Pour Luther, le chrétien n'a pas besoin de prêtres (sacerdoce universel)  ni de saint entre Dieu et lui, car la religion est affaire de contact personnel entre le fidèle et son Dieu. Seule source de la foi, la Bible peut être interprétée par tous : c'est le principe du libre examen. Luther traduit donc la Bible en langue vulgaire et fixe ainsi la langue allemande.        


    De l’échange épistolaire entre Erasme de Rotterdam et Luther naîtra la fameuse polémique sur le libre arbitre. Au De libero arbitrio d'Érasme, publié en 1524, Luther réplique en 1526 par le De servo arbitrio. Des moines franciscains reprochent à Erasme d'être celui qui a pondu l'oeuf que Luther a couvé. Le prince des humanistes soucieux d’unité se trouve rejeté par les deux camps.


Les réformateurs dépouillent la religion des ajouts de la tradition. Luther rejette le culte de la Vierge et des saints, la croyance au purgatoire, l'institution des prêtres et de la papauté, les ordres religieux. Il ne conserve que les deux sacrements formellement instaurés par Jésus, le baptême et l'eucharistie. Les fidèles sont encadrés par des pasteurs, simples laïcs qui ne sont pas ordonnés comme les prêtres. Le culte est simplifié et n'est plus célébré en latin mais en langue vulgaire ; il consiste en lectures de la Bible, un sermon, le chant en commun des Psaumes : le « choral » luthérien exerce une influence déterminante sur la musique allemande.


Luther remet aux princes le soin de l'organisation des Eglises. Après de dures « guerres de religion », la Paix d'Augsbourg reconnaît en 1555 l'existence des Eglises luthériennes. Les villes et princes sont libres de choisir leur religion qui devient celle de leur État selon le principe cujus regio ejus religio : tel gouvernant, telle religion. La Réforme luthérienne est alors déjà répandue dans une partie de l'Allemagne, en Suisse alémanique, en Scandinavie et a gagné la France avec Jean Calvin.



Les réformateurs du XVIe siècle s'inscrivent dans ce courant humaniste et évangélique qui se développe à la fin du Moyen-Age en Europe. Au delà des critiques et discours contre les abus de l'Eglise ou la vente des indulgences, Luther apporte une réponse à l'angoisse moderne de ne pas mériter le salut.

HISTOIRE par Philippe Niederlender

Martin Luther 

le salut par la seule foi

Réflexion proposée par Jean Muller


Jean BOSCO et nous : élever ses enfants….

on parle beaucoup de l'éducation de nos jours.

La tâche est bien difficile mais : les parents ne peuvent  pas tout attendre de l'école dont la responsabilité est de cultiver les élèves et d'en faire ainsi des adultes compétents, surtout au travail. Elle aide aussi à apprendre le savoir vivre, mais elle ne peut pas tout…


D'autres rôles sont de la responsabilité des parents. Ils sont nécessaires, irremplaçables ces parents. Faire grandir, faire devenir adulte dans leur vie personnelle, familiale, citoyenne…


Précisons quelques points de ces trois aspects de la vie :


- La vie personnelle : faire que nos enfants aient confiance en eux, qu'ils sachent grandir, choisir de cheminer vers la solidarité, la justice, la paix, l'économie, la sobriété et tout cela dans la non violence…. Et la joie de vivre. Vivre son corps et son coeur et sa tête.


- La vie familiale : acquérir le sens du respect de ses parents, de sa fratrie,

Respectueux de ses proches, il sera respectueux aussi des êtres que la vie mettra sur son chemin… Il ne s'agit pas de sévir à chaque dispute ou opposition. Les tensions sont inévitables, et elles ne sont pas graves si se vivent aussi la solidarité, l'entraide, la sollicitude.

La vie, c'est l'absence d'hypertension et d'hypotension corporelles et morales…


- La vie citoyenne : notre société manque de civilité. On ne peut pas tout tolérer.

Aux parents revient l'initiation au respect des règles de la vie commune. Les règles sont faites pour combattre la ''loi de la jungle'', la loi du plus fort faite de violence .Dire bonjour, laisser la place aux plus faibles, aider si possible, autant de petits gestes  nécessaires dans la vie de tous les jours… Les Scouts apprennent la Bonne Action ( B.A.)


Jean BOSCO a été un artisan de l'apprentissage à des jeunes des valeurs de solidarité, d'effort, d'union. Prions le de nous aider à devenir des parents éducateurs, des parents soucieux d'élever des enfants qui seront heureux et fiers d'être devenus des gens de bien.

ÉCOUTER

▶︎ se laisser toucher par les cris du monde


COMPRENDRE

▶︎ ce que nous entendons, ce que nous voyons


ESPÉRER CROIRE OSER

▶︎ prendre des initiatives pour que les cris soient entendus


AGIR

▶︎ pour la justice et le bien commun avec celles et ceux qui sont loin


CÉLÉBRER

▶︎ la vie donnée

Vivre le carême

avec

le CCFD terre solidaire


Transformons  la clameur du monde en espérance !


Pâques est la fête de la liberté par excellence. Pour le comprendre, il importe de se rappeler l’histoire du salut. Israël vivait en esclavage, loin de sa terre, en Egypte. Ses peines et ses souffrances arrivèrent  jusqu’aux oreilles de Dieu. Ce dernier envoya son serviteur Moïse pour le libérer de la servitude : « laisse partir mon peuple, - dit le Seigneur à Pharaon - qu’il aille m’offrir un sacrifice… » (Ex 8,5.1-10.2). Face à la multiplication des signes prodigieux, Pharaon, malgré lui, laissa partir le peuple d’Israël.  Il traversa la mer rouge à pied sec. Ce passage qui marque sa libération, Israël le commémore de génération en génération. C’est la Pâque ! C’est dans ce contexte que Jésus, comme la plupart des juifs, avait l’habitude de se rendre à Jérusalem pour célébrer la Pâque. C’est au cours de l’une de ces fêtes pascales qu’il fut arrêté, jugé, condamné et crucifié. La comparaison s’arrête là.


Pour les chrétiens, la Pâques est la fête du passage de l’esclavage du péché à la liberté des enfants de Dieu, de l’obscurité avilissante à la lumière de la vie, de l’indifférence à la foi… Cette libération n’est pas l’apanage d’un seul peuple, mais une Bonne Nouvelle pour toute l’humanité. Cet universalisme du salut est la nouveauté apportée par le Christ. « Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle » (Jn 3, 16). La mort n’a pas d’emprise sur le Christ. Sa résurrection, comme une lampe, éclaire tout son ministère public et porte à leur achèvement les promesses de l’ancienne alliance. Avec la résurrection du Christ, plus rien ne sera comme avant ! La mort n’est plus la mort…mort et vie marchent de connivence. La vie supplante la mort, que Saint Paul considère comme le dernier ennemi détruit par le Christ : « La mort a été engloutie dans la victoire. Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? » (1 Co 15, 26. 54-55).


Qu’est-ce que célébrer Pâques ? Sinon entrer dans cette dynamique de la résurrection où l’empire de la haine cède le pas à la civilisation de l’amour. Ainsi le chrétien devient une créature nouvelle, prête à témoigner de Jésus ressuscité, fine fleur de la foi chrétienne.


Au total, résurrection étant l’anagramme de reconstruire, avec Pâques, le chrétien voit se lever une aube nouvelle. Il est appelé à ressusciter avec le Christ, c’est à dire à reconstruire sa vie, sa famille, son quartier, en échappant à l’esclavage de l’égoïsme, de l’individualisme, de l’indifférence, du pouvoir, du matérialisme, de la drogue et autres facteurs aliénants, … Ainsi Pâques pourra être pour chacun la fête de la vraie liberté. « Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ».



Joyeuses Pâques !

Message par Père Pius Katumpwe


Christ notre Pâques