MOSAÏQUES

EDITORIAL

 

MAI

2018

Bulletin Mosaïques

MAI N°5 MSQ05 18.pdf <

AVRIL N°4 > MSQ04 18.pdf <

Editorial

Lisez la Vie : http://www.lavie.fr

Découvrez La Vie sur les présentoires de nos paroisses

EDITORIAL par   Père Pius Katumpwe

Un esprit missionnaire

Dans son exhortation apostolique « la joie de l’évangile », le pape nous invite à cultiver un « esprit missionnaire », qui est une conséquence logique de notre baptême. L’année pastorale qui s’ouvre, sera une occasion indiquée pour mettre en œuvre cet idéal de vie chrétienne.Eneffet, cesdernières années, pour peu que l’on soit observateur, le visage de nos quartiers a subi une profonde métamorphose. Il suffit de jeter un regard vers le site des «émailleries» (GrandFrais), où les bâtiments sortent de terre comme des champignons, pour se rendre compte de ce développement rapide de notre milieu. Outre les bureaux, de nouveaux appartements d’habitation, dont certains sont déjà occupés, modifient notre paysage. Le phénomène ne concerne pas seulement le Hohberg. Aux Poteries et à Hautepierre plusieurs nouvelles familles emménagent. Si nous sommes heureux de voir arriver ces nouveaux visages, nous pensons qu’il est temps d’envisager « un accueil spirituel » à ces personnes qui habitent désormais sur nos paroisses.

En guise d’un accueil fraternel, il incombe à la communauté catholique d’ouvrir les « portes de son Eglise » à ces frères et sœurs, notamment en in- diquant les horaires de nos activités paroissiales. C’est ici qu’il convient d’en appeler à la responsabilité de tout paroissien. Alors, que faire ?

Un dépliant présentant notre communauté de paroisses est sous presse. Il se veut un outil simple et pratique qui donne des renseignements utiles qui concernent notre communauté de paroisses. Notre « esprit missionnaire » sera sollicité pour diffuser largement l’information concernant notre vie ecclésiale. N’hésitez point de faire du porte à porte afin que personne ne soit oublié. L’accueil spirituel de nouveaux venus est une affaire de tous. Mosaïques, notre bulletin paroissial, sera également mis à contribution. A défaut de rencontrer personnellement nos frères et sœurs, on pourrait glisser ces documents dans les boîtes aux lettres de nos immeubles. Notre « esprit missionnaire » nous poussera, sans prosélytisme, à fournir l’information aux nouveaux voisins, afin que notre vie paroissiale leur soit accessible. En outre, lorsque l’on présente le quartier, l’information concernant la paroisse pourrait faire partie des indications que l’on donne à nos interlocuteurs. Commenos églises n’ont pas une forme classique, elles ne sont pas toujours visibles au premier coup d’œil...

Dans les tout prochains jours, le Conseil Pastoral et l’EAP vont nous proposer un thème pour cette année pastorale autour de cet « esprit missionnaire ». Atousetàchacun bonnerentrée.

EDITORIAL par   Père Pius Katumpwe

Ensemble osons la mission !

Du 15 au 22 octobre nous célébrons la semaine missionnaire mondiale. Il s’agit d’une cure de rappel, selon laquelle la mission universelle incombe à tout baptisé. Cette année, le thème retenu par notre Pape François est « osons la mission ». C’est dans ce sens que le Conseil pastoral ainsi que l’EAP nous proposent de placer cette année sous le signe de la mission.

Aussi, plusieurs initiatives vont naître pour rendre plus visible notre présence dans les quartiers de Hautepierre, les Poteries et le Hohberg. Raison pour laquelle, nous avons élaboré un dépliant contenant un certain nombre d’éléments d’information sur notre Communauté de paroisses St Benoît - St Jean Bosco.  Il s’agit d’un outil simple, synthétique et comportant des renseignements pratiques sur notre Communauté de paroisses et les différentes activités qui s’y déroulent. A tous et à chacun d’en assurer une large diffusion.

En outre, notre présence dans les différentes activités de la vie associative est vivement recommandée. Certes, par le passé, nos paroisses ont été très actives dans les deux Centres socioculturels de nos quartiers. Pour la petite histoire, celui du Hohberg a vu le jour entre autre grâce aux membres de la paroisse Saint Jean Bosco. Aujourd’hui encore ils sont nombreux ceux et celles qui donnent de leur temps au service de nos frères et sœurs à cause du Christ. Là encore c’est la mission qui continue son bonhomme de chemin.

C’est dans cette lancée que le Conseil pastoral propose comme thème annuel de notre Communauté de paroisses : « Tous missionnaires ».

Notre archevêque vient de nous adresser une lettre pastorale sur les jeunes, intitulée « Le temps de la jeunesse ». Cette adresse, que je vous recommande de lire, se veut être le fil conducteur de son action épiscopale pour les prochaines 15 années. Il va sans dire, dans notre Communauté de paroisses, la jeunesse occupe une place primordiale. C’est pourquoi une rencontre mensuelle est proposée aux jeunes pour débattre d’un thème touchant les réalités de notre société, avec un éclairage de la foi.  On ne le dira jamais assez, l’avenir de l’Eglise, c’est la jeunesse d’aujourd’hui… Prenons-en soin.

EDITORIAL par   Marie-Reine CHAMPENOIS


La  Toussaint :

Fête de tous les Saints !

Chaque 1er novembre, l’Eglise fête la foule innombrable de ceux et celles qui ont été des vivants et lumineux témoins du Christ : les Saints … ce sont des personnes comme tout le monde qui, en priant et en écoutant l’Evangile, se sont laissées transformer par l’Esprit de Dieu.

Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les Hommes sont appelés à la Sainteté par des chemins parfois très différents.

La Sainteté n’est pas réservée à une élite ; elle  concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ pour apporter plus de joie, d’espérance et d’amour sur cette terre.

Dans l’Evangile de Matthieu de ce jour de Toussaint, les Béatitudes nous offrent un chemin de bonheur pour ceux qui veulent suivre Jésus : elles sont une invitation à la Joie !

Les Béatitudes, véritable « charte de Vie »,  sont souvent à l’opposé de ce que nous dit le monde dans lequel nous vivons où il faut être riche, avoir plein de choses, arriver le premier…

Jésus nous donne des pistes, des idées pour devenir heureux, en gardant un cœur très simple, en voulant être justes, en conservant un cœur sensible, en faisant la paix…

Le lendemain 2 novembre : nous prions  pour les défunts ! Les chrétiens prient pour que tous ceux qui nous ont quittés soient dans la lumière de Dieu ; nous allons nous recueillir et fleurir  les tombes de nos proches.

Ces deux jours  se suivent sur le calendrier mais ils ont un sens bien différent !

Le 26 novembre, nous fêterons le Christ, Roi de l’univers, qui marque la fin de l’année liturgique A.

EDITORIAL par Père Pius KATUMPWE


L’esprit de Noël

L’on peut avoir mille et une façons d’accueillir quelqu’un… On n’accueille pas de la même manière un facteur, un voisin ou encore un ami. Si les deux premiers n’ont droit qu’à une porte entr’ouverte, on n’hésitera pas pour un ami de dérouler un tapis rouge. Il a droit à tous les honneurs, impliquant parfois un changement de nos habitudes quotidiennes. Pour cela une préparation est nécessaire. A Noël c’est un hôte pas comme les autres qui vient à notre rencontre. Aussi, les préparatifs sont à la hauteur de l’illustre qui s’invite chez nous. Cette période de préparation se nomme : AVENT. L’avent, du latin adventus qui veut dire avènement, est la période qui précède l’entrée du Fils de Dieu dans l’histoire. Aussi, faut-il l’envisager sous une triple dimension :


  1. -Jésus est venu dans l’histoire de l’humanité. La réalisation des promesses divines fut précédée par une longue période d’attente du peuple élu. Ce dernier fut préparé par les événements parfois tragiques de son histoire et la première alliance que Dieu scella avec son peuple par l’entremise de son serviteur Moïse. Quand les temps furent accomplis, Jésus naquit de la Vierge Marie à Bethlehem en Judée.

  2. -Pour commémorer ce moment unique où le Fils de Dieu vient dresser sa tente parmi les hommes, ses disciples se préparent pendant quatre semaines, pour célébrer la naissance du Messie. C’est Noël !

  3. -Enfin, après avoir accompli sa mission terrestre par sa mort et sa résurrection, Jésus Christ a promis qu’il reviendra dans sa gloire. C’est le temps de l’attente dans laquelle nous sommes plongés jusqu’à ce qu’il revienne.


Sans nul doute, la troisième dimension de l’avent fait figure de parent pauvre.  Certains chrétiens n’y pensent pas ! Pourtant toute la vie chrétienne est un « avent ».  Le disciple du Christ est invité à être prêt, car « il ne connait ni le jour ni l’heure que le Seigneur reviendra ». Le chrétien est appelé à un grand témoignage dans ce monde qui préfère faire la fête tout en ignorant délibérément le motif de cette réjouissance. Que ce temps qui nous est donné, puisse être un moment de réconciliation, de partage et de pardon au nom de « l’enfant-Dieu », dont la naissance concrétise l’amour de Dieu pour l’humanité. N’est-ce pas là un des moyens de se préparer à son retour… Le Seigneur Vient !

EDITORIAL par  Alexis MAUBAN


Une nouvelle année commence !

Après le réveillon de la Saint-Sylvestre, nous voilà plein de bonnes résolutions pour cette nouvelle année. Notre communauté de paroisses va avoir besoin de l’engagement de nouvelles personnes pour répondre à tous ses besoins… Des bénévoles consacrent beaucoup de temps et d’énergie pour notre Eglise mais ils ne sont pas assez nombreux. A chacun de s’interroger : qu’est-ce que je vais faire pour la communauté ?

En écho à Noël, nous fêterons l’Epiphanie et nous partagerons une galette avec nos proches et nos amis sans oublier le sens de la fête. Des mages sont venus d’Orient visiter le nouveau-né et lui offrir des cadeaux. Après les simples bergers, les gens du peuple, des savants étrangers reconnaissent le Sauveur.

Le 14 janvier 2018, l’Église universelle célèbre la 104ème Journée mondiale du migrant et du réfugié pour laquelle le Pape François a choisi comme thème de réflexion et de prière :

« Accueillir, protéger, promouvoir, intégrer les migrants et les réfugiés »

Nous vivrons la semaine de prière pour l'unité des chrétiens du 18 au 25 janvier 2018. Tous les chrétiens sont invités à se remémorer la parole de Jésus à ses disciples :

« qu’ils soient un afin que le monde croie » (Jn 17,21).

Dans le monde entier, des communautés chrétiennes échangent leurs prédicateurs et organisent des célébrations œcuméniques, des temps de prières communes.

A la fin du mois, nous fêterons Saint Jean-Bosco. Il était  proche des jeunes et très soucieux de leur éducation. Il est pour nous un exemple à suivre pour cheminer dans la foi avec les jeunes encore nombreux dans notre comunauté de paroisses.

EDITORIAL par  le Père Pius KATUMPWE


VOICI LE TEMPS DU CARÊME

Nous voici déjà au mois de février, un mois riche sur le plan spirituel. En effet, le 11 février nous célébrerons  la Journée mondiale de la Santé. A cette occasion, nous célébrons une messe des familles avec administration du sacrement des malades, pour ceux qui le désirent, samedi 10 février à Saint Jean Bosco. Les personnes avancées en âge, les malades et ceux qui attendent une opération grave sont particulièrement concernées par ce sacrement. Il n’est pas une extrême onction, comme on le dénommait jadis, mais un signe de la tendresse de Dieu pour la personne qui souffre.

Ensuite, le 14 février 2018, mercredi des cendres, commence le temps de carême. Le mot « carême » vient du latin quadragesima qui signifie 40 jours. Pendant 40 jours nous allons nous préparer à la fête de Pâques, le cœur de la foi chrétienne. Cette préparation assidue montre combien l’événement pascal est central dans la vie de tout baptisé. Avant de chanter les merveilles de Dieu le matin de Pâques, tous les catholiques sont invités à s’y préparer pendant 40 jours par  la prière, le jeûne et le partage.

  1. a)La prière : est un moment de dialogue entre Dieu et l’homme. Temps d’élévation spirituelle où la personne humaine ouvre son cœur à la grâce divine et parle à son créateur de ses joies, ses peines, voire de son action de grâce. Pendant le carême, outre la participation à la messe, il est vivement recommandé de prendre quelques temps de prière en famille ou individuellement. Chaque vendredi de carême, un temps de prière est organisé à St Benoît de 18h à 19h. La prière de Taizé, le chapelet, la lectio divina, ou encore l’adoration  sont autant de formes de prière que nous cultiverons tout au long de ce temps favorable pour la conversion. Cette expérience ayant fait ses preuves l’année dernière et l’année avant, nous la reconduisons cette année.


  1. b)Le partage : St Paul dit « qu’avons-nous que nous n’ayons reçu ? » Le temps de carême est un temps de partage et de solidarité avec l’homme souffrant. Ce partage peut prendre le visage de l’aumône ou de partage de bien non matériel. Ainsi, selon les circonstances, donner de son temps à quelqu’un qui a besoin d’une oreille attentive est tout aussi charitable qu’ouvrir son porte-monnaie. La crise qui frappe nos maisons est une réalité qui interpelle tout chrétien : « j’avais faim, vous m’avez donné à manger … » (Mt 25). N’oublions pas d’inscrire également notre action dans le cadre du développement durable, comme nous y invite le CCFD…


  1. c)Le jeûne : le carême est un temps de privation volontaire en vue d’une élévation spirituelle. L’abnégation, le renoncement des biens de ce monde permettent à l’homme de se sentir libre intérieurement et d’affermir sa relation avec son créateur (Mt4,2 ; Lc4, 1-4). Selon le code de droit canon (C. 1251, 1252), suivant en cela une tradition millénaire, tous les fidèles  majeurs jusqu’à 60 ans révolus, sont tenus à observer le jeûne, le mercredi des cendres et le vendredi saint. Mais le jeûne qui plait au Seigneur c’est aussi dénouer les chaînes injustes et les liens du joug , libérer les opprimés de toutes formes de servitude (cf Is 58,6). 


On l’aura compris, le carême est un temps favorable pour grandir spirituellement. Les moyens pour y parvenir sont divers et variés, surtout à notre portée. Notre communauté de paroisses vous propose ces quelques pistes pour vous préparer dignement à célébrer les merveilles de notre rédemption.  Bonne montée vers Pâques.

EDITORIAL par  Jean-Marie ESCH


Hommage à Alexis MAUBAN



Je m’exprime avec émotion au nom du Conseil de Fabrique et de l’Equipe d’Animation Pastorale. Je tiens d’abord à vous remercier tous de votre chaleureuse présence et plus particulièrement Mme Elizabeth CLEMENT, animatrice  de la zone pastorale de l’Eurométropole et Mme Arletta THOMAS, représentante de la Pastorale des Migrants. Toutes deux montrent que l’évêché et le diocèse partagent notre peine.


Lorsque le Père Pius m’a téléphoné samedi matin pour m’annoncer le décès d’Alexis, je m’apprêtais à me rendre à la réunion des bureaux des conseils de fabrique où il m’accompagnait chaque année, d’abord en tant que secrétaire, puis de trésorier de notre conseil. J’ai ressenti immédiatement une immense tristesse et un grand vide : je venais de perdre un compagnon discret et efficace. Cette réunion se tenait à la Robertsau au Foyer Saint Louis. Dans mon esprit Alexis et St. Louis se télescopèrent. Saint Louis, le modèle du roi chrétien !


Nourri comme lui de la parole de Dieu, Alexis avait insisté il y a trois ans pour que le Lectionnaire, ouvrage qui contient les lectures liturgiques des offices de la semaine et du dimanche soit offert à notre paroisse. Cette parole divine il l’a transmise à ses enfants, les incitant en plus à la célébrer en musique en jouant de l’orgue.


Saint Louis a fait construire à Paris près du Palais de justice la Sainte Chapelle, ce bijou d’architecture qui abrite les reliques de la Passion. Alexis, quant à lui, a suivi de près, avec moi, le chantier de remise en peinture de l’extérieur et de l’intérieur de notre église St. Benoît, car il tenait à ce que la parole de Dieu résonne dans un bel écrin.


Au temps de St. Louis, au Moyen Age, dans les corporations se réunissaient les compagnons : ceux qui partageaient le pain. Alexis ne partageait pas seulement avec nous le « pain eucharistique », il était de bonne compagnie et savait organiser les temps forts de convivialité. Il préparait les brochettes et les merguez lors des fêtes paroissiales et le vin chaud après les concerts de Noël. Lors de nos réunions de bureau, il arrivait toujours à dégoter une goutte de schnaps pour accompagner nos cafés !


La solidarité était une autre caractéristique des compagnons. Outre son investissement dans la famille et la paroisse, fidèle à la doctrine sociale de l’Eglise et épris de justice, comme St. Louis, Alexis s’impliquait dans la vie de la cité au sein d’une association sportive, dans sa copropriété, sur son lieu de travail, en tant que syndicaliste.


Ainsi, grâce à Alexis  la figure d’un chrétien accompli rayonne non comme celle de St. Louis à l’échelle du royaume de France, mais d’un modeste quartier prioritaire de la ville de Strasbourg.


Pour tout cela un grand merci Alexis !

EDITORIAL par  le Père Pius KATUMPWE


Christ notre Pâques


Pâques est la fête de la liberté par excellence. Pour le comprendre, il importe de se rappeler l’histoire du salut. Israël vivait en esclavage, loin de sa terre, en Egypte. Ses peines et ses souffrances arrivèrent  jusqu’aux oreilles de Dieu. Ce dernier envoya son serviteur Moïse pour le libérer de la servitude : « laisse partir mon peuple, - dit le Seigneur à Pharaon - qu’il aille m’offrir un sacrifice… » (Ex 8,5.1-10.2). Face à la multiplication des signes prodigieux, Pharaon, malgré lui, laissa partir le peuple d’Israël.  Il traversa la mer rouge à pied sec. Ce passage qui marque sa libération, la fin de l’esclavage, Israël le commémore de génération en génération. C’est la Pâque ! C’est dans ce contexte que Jésus, comme la plupart des juifs, avait l’habitude de se rendre à Jérusalem pour célébrer la Pâque. C’est au cours de l’une de ces fêtes pascales qu’il fut arrêté, jugé, condamné et crucifié. La comparaison s’arrête là.


Pour les chrétiens, la Pâques est la fête du passage de l’esclavage du péché à la liberté des enfants de Dieu, de l’obscurité avilissante à la lumière de la vie, de l’indifférence à la foi… Cette libération n’est pas l’apanage d’un seul peuple, mais une Bonne Nouvelle pour toute l’humanité. Cet universalisme du salut est la nouveauté apportée par le Christ. « Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle » (Jn 3, 16). La mort n’a pas d’emprise sur le Christ. Sa résurrection, comme une lampe, éclaire tout son ministère public et porte à leur achèvement les promesses de l’ancienne alliance. Avec la résurrection du Christ, plus rien ne sera comme avant ! La mort n’est plus la mort…mort et vie marchent de connivence. La vie supplante la mort, que Saint Paul considère comme le dernier ennemi détruit par le Christ : « La mort a été engloutie dans la victoire. Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? » (1 Co 15, 26. 54-55). Qu’est-ce que célébrer Pâques ? Sinon entrer dans cette dynamique de la résurrection où l’empire de la haine cède le pas à la civilisation de l’amour. Ainsi le chrétien devient une créature nouvelle, prête à témoigner de Jésus ressuscité, fine fleur de la doctrine chrétienne.


Au total, résurrection étant l’anagramme de reconstruire, avec Pâques, le chrétien voit se lever une aube nouvelle. Il est appelé à ressusciter avec le Christ, c’est à dire à reconstruire sa vie, sa famille, son quartier, en échappant à l’esclavage de l’égoïsme, de l’individualisme, de l’indifférence, du pouvoir, du matérialisme, de la drogue et autres facteurs aliénants, … Ainsi Pâques pourra être pour chacun la fête de la vraie liberté. « Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ».  Joyeuses Pâques !           

EDITORIAL par  Philippe NIEDERLENDER - EAP


Le souffle de l’Esprit n’attend pas !


L’Esprit a déjà soufflé sur notre communauté de paroisses. La nouvelle EAP, Équipe d’Animation Pastorale renouvelée a été confirmée dans sa mission par Mme Elisabeth CLÉMENT au nom du chanoine Didier MUNTZINGER, vicaire épiscopal, dimanche 15 avril 2108, lors de notre célébration dominicale.


Le premier membre de l’EAP est notre curé, le père Pius KATUMPWE, entouré de Mme Marie-José ADOKPA pour l’annonce de la foi, Mme Thérèse ATAH pour la liturgie, Mme Joana NKNENE pour les moyens humains et matériels, Mme Wanda RUDECKA pour la solidarité, M. Christophe CHANDLER pour la pastorale des jeunes et M. Philippe NIEDERLENDER pour la communication.


Nos paroisses ne fonctionnent pas toutes seules, pas même avec une Équipe d’Animation Pastorale renouvelée et motivée. La tâche est importante et les moyens limités. Chaque paroissien est appelé à être un membre actif de notre communauté de paroisses et à donner un peu de son temps, de ses compétences au service de la communauté.


L’Esprit de Pentecôte qui fait sortir les disciples enfermés dans leur refuge verouillé à double tour souffle aussi aujourd’hui sur tous les membres de nos paroisses Saint Benoît et Saint Jean Bosco, pour nous envoyer dans nos quartiers, dans nos lieux de travail et de loisirs. Nos églises ne sont pas des refuges, ni des réserves de chrétiens en voie de disparition. Enfants, jeunes, adultes et anciens, tous ensemble nous sommes envoyés par ce souffle de Pentecôte dans nos quotidiens.


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C’est encore l’Esprit qui nous rassemblera :


- à Colmar en l’église Sainte Marie, le 18 mai 2018

- à Strasbourg au Collège Episcopal Saint Etienne, le 19 mai sont prévus de grands rassemblements ouverts à tous organisés par le Diocèse sur le thème : « Renouvelés pour être évangéliser », avec le Père Raniero CANTALAMESSA.